Les apports nutritionnels doivent tenter de combler les déficiences de l’organisme vieillissant en tenant compte toujours des besoins de chaque individu, de son âge et de ses activités.


1/ Besoins en Eau et Electrolytes:

Pour assurer le maintien de l’osmolarité plasmatique, il faut assurer un apport hydrique minimum de 1,5 à 2 litres par jour. Une partie de l’eau est contenue dans les aliments constituant les repas et l’autre partie (minimum 1litre) doit être apportée sous forme de boisson : eau, tisanes, café, thé, bouillons de légumes, jus de fruits.
En période de forte chaleur, il faut compenser les pertes (transpiration) qui sont plus importantes. De même, en cas de fièvre, il faut augmenter les apports de 300 ml par degré au-dessus de 37oC.
Il faut prendre l’habitude de boire avant la sensation de soif, et même sans avoir soif.
Une bonne hydratation a des effets positifs pour lutter contre la constipation et pour maintenir la natrémie (taux de sodium sanguin qui régule la tension artérielle) et l’urée à des valeurs normales.

 

 

 

Le sodium (Na+) et le potassium (K+) sont des électrolytes importants dans le maintien de l’équilibre de l’osmolarité plasmatique. Le sodium exerce son rôle dans le milieu extra-cellulaire alors que le potassium agit dans le milieu intracellulaire.
Les besoins en sodium sont de 5 g / jour soit environ 13 g de sel. Ils sont couverts par le sel de cuisine et le sel de composition des aliments. Les apports ne doivent pas être réduits par rapport à l’adulte en activité: une alimentation sans sel est anorexigène et va dans le sens néfaste d’une diminution de l’appétit.
Les besoins en potassium sont de 4 à 5 g / jour. Les sources les plus importantes sont les légumes et les fruits secs, les bananes, les pommes de terre, et le chocolat.


2/ Besoins énergétiques:

Les besoins énergétiques doivent couvrir les dépenses dues au métabolisme de base et à l’activité physique. Ces 2 paramètres diminuant avec l’âge, il serait logique d’abaisser ces besoins. Or, aprés 60 ans, une personne doit, plus fréquemment, faire face à des situations de “stress” tantôt d’ordre pathologique (maladies, chirurgie), tantôt d’ordre psychologique (perte du conjoint, isolement, difficultés financières…), elles amènent l’organisme à des dépenses énergétiques non négligeables. La recommandation est donc pour le maintien d’un taux calorique suffisant, et équivalent à l’adulte actif, soit 1800 kcal pour une femme et 2000 kcal pour un homme.
“Manger moins parce que l’on prend de l’âge” est un concept à bannir.

Le contrôle du poids est une donnée importante permettant d’ajuster, si besoin, les apports énergétiques aux variations pondérales. Une stabilité du poids est un critère de bon équilibre entre les entrées et les dépenses de l‘organisme.

Cette énergie est produite lors du métabolisme des nutriments (Protides, Glucides, et Lipides) contenus dans les aliments ingérés.


3/ Besoin en Protides:

Les Protides sont les principaux constituants des tissus de l’organisme; leur rôle essentiel est d’en assurer l’entretien et la réparation par le renouvellement des cellules.
La diminution de la masse maigre entraine un catabolisme azoté plus faible: les acides aminés libérés et réutilisables par l’organisme sont moins nombreux et, de surcroit, leur rendement est inférieur. Il faut donc apporter, comme pour l’adulte en activité, 1 g de Protides par Kg de poids et par jour de façon à parvenir à un bilan azoté équilibré, soit 60 g en moyenne pour une femme et 75g pour un homme.
Ces apports sont accrus en cas d’agressions pathologiques (infections, interventions chirurgicales…) car, dans ces circonstances, le catabolisme azoté est plus important ainsi que les besoins de “réparations”. Si l’alimentation ne couvre pas ces besoins, l’organisme puise dans la masse musculaire. Une dénutrition s’installe avec apparition d’escarres, d’asthénie sévère et parfois même d’oedèmes de carences. Cette situation est grave, car elle conduit souvent les personnes à un état de dépendance totale.

Dans le cadre d’une alimentation équilibrée normale, les calories protidiques représentent 12% de l’apport calorique total journalier. Si pour une raison ou une autre, la consommation énergétique baisse, il faut veiller à maintenir ce taux de 1g de protéines/kg/jour.

Aprés 60 ans, aucune raison ne justifie le fait de diminuer sa ration quotidienne de viande.

Les sources de Protides (*) sont:
- soit d’origine animale: viandes, poissons, oeufs, abats, lait et produits laitiers.
- soit d’origine végétale: légumes secs, pain et céréales, soja.
Il est indispensable de consommer à la fois des protéines animales et protéines végétales, dans un rapport égal à 1.

 

 

Les aliments qu'il nous faut pour vieillir en pleine forme !

L'espérance de vie augmente régulièrement dans les pays industrialisés: le pourcentage de personnes agées par rapport à la population globale ne cesse de croître.Sachant que le vieillissement entraine certaines modifications physiologiques inévitables de l'organisme et que, à cette epoque de la vie, les conditions socio-économiques changent, il est primordial de se préoccuper des personnes du 3ème age et de leur donner les meilleures chances de bien vieillir.

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